Publié le 30 septembre 2026
Du 29 août au 18 octobre, l’exposition Super Japon prend d'assaut Le Bon Marché Rive Gauche et La Grande Épicerie de Paris. Et si vous vous rendez au 1er étage de la Maison, vous aurez l’occasion de croiser la sélection japonaise de Koji.japon, un concept-store qui met à l’honneur les archives de l’archipel nippon.
©Le Bon Marché Rive Gauche
RENCONTRE
Autour d’un café (et beaucoup de lait), Kôji et Minako Fukushima, le duo derrière la brocante japonaise nous a raconté sa vision de la seconde main, de l’occasion et de la rareté.
« Je suis Kôji, un ancien coureur cycliste devenu brocanteur d’objets traditionnels il y a un peu plus de sept ans. Minako, ma compagne, a rejoint l’aventure Koji.japon il y a environ cinq ans, nous permettant de développer notre présence et notre rayonnement en France, mais aussi en Europe. Nous vivons à Paris depuis plusieurs années maintenant, alors naturellement, nous proposons notre sélection ici : nous avons de la chance, la clientèle est au rendez-vous, friande du vintage et des objets du passé.
Le Japon est connu pour prendre soin : éviter le gaspillage avec le mottainai, réparer une céramique avec le kintsugi ; tout pour faire durer les objets dans le temps, le plus longtemps possible. Il n’est pas rare qu’un agriculteur avec peu de moyens fasse le choix d'investir dans un bol laqué relativement onéreux, car il sait que c’est un investissement sur le long terme et qu’il le gardera des décennies, toute sa vie probablement. »
« Culturellement, nous avons le souci de la réparation et du recyclage qui fait partie de nos valeurs profondes. Le vintage, en revanche, est probablement moins courant chez nous. Récupérer ce qui a déjà appartenu à d’autres personnes avant nous réveille quelque chose de plus ésotérique. Dans notre culture, les objets ont une âme. Les Dieux du soleil, du vent, de l’eau se renferment dans la matière. Alors, pour continuer à faire vivre les pièces japonaises, nous nous tournons vers d’autres continents. En Europe, par exemple, c’est tout l’inverse : les objets anciens sont convoités justement du fait de leur histoire. Et c’est là que nous intervenons pour proposer une large offre de pièces intimement historiques. »
« Sur notre espace, nous avons réuni tout ce qui fait le Japon. Des objets de décoration, des haoris (kimonos courts), des kimonos, des sacs à dos, des kokeshis (poupées traditionnelles japonaises en bois porte-bonheur), de la décoration, de la vaisselle, des meubles. Tout ce qui compose la vie quotidienne de l’époque finalement. Et puis, bien sûr, des objets plus traditionnels, comme le daruma, une petite figurine sans yeux. Il est de coutume de dessiner un œil lorsque l’on poursuit un rêve ou un objectif, de déposer le daruma sur son bureau pour le regarder tous les jours. Une fois l’objectif atteint, le deuxième œil est peint et le daruma apporté au temple pour être brûlé.
Nous sommes très heureux de dévoiler un morceau d’histoire japonaise au Bon Marché, de faire découvrir des objets traditionnels riches en récits et de donner envie de faire découvrir le pays qui nous a fait naître. »