Diane Goldstein, fondatrice de Monoki, nous raconte sa liberté créative
Publié le 10 mars 2026
Femme, mère, amie, entrepreneuse, voyageuse, spirituelle, créatrice : les qualificatifs ne seraient pas assez nombreux pour présenter Diane Goldstein. Fondatrice de la marque Monoki, elle imagine des créations en éditions limitées, ou comme elle aime le dire “des histoires à porter”. Du vêtement au bijou en passant par les accessoires, elle signe un art de vivre qui prend soin. Alors qu’elle dévoile un pop-up exclusif au rez-de-chaussée pour l’exposition « Tous à la ferme ! » du Bon Marché (en sus de son espace au 2e étage), nous l’avons invitée à nous raconter son approche créative si singulière.
« Aussi loin que je me souvienne, être à part a toujours été une différence positive à cultiver que ma mère sculptrice et mon père architecte nous ont enseigné à mon frère et moi. C’est avoir quelque chose à raconter. Toute ma vie, j’ai appris à écouter mon instinct, à suivre mes envies, à emprunter des chemins qui dévient parfois pour raconter ma propre histoire. Monoki symbolise tout cela.
Je n’ai jamais eu un désir absolu d’entrepreneuriat. C’est une voie qui s’est offerte à moi, sûrement car je ne parvenais pas à trouver ma place chez les autres : j’avais besoin d’un projet qui avait du sens, qui avait la capacité d’apporter une protection en quelque sorte. J’ai regroupé toutes mes fascinations et obsessions dans ma marque : des matières qui me touchent, des émotions symbolisées dans des silhouettes. Ce supplément d’âme que je cherchais un peu partout. »
« La vie a plus d’imagination que nous. Car ce n’est pas mon premier rodéo. Dans les années 2000 j’étais déjà au Bon Marché avec ma marque d’accessoires éponyme puis, plus tard, j’ai créé une première marque de prêt à porter [April May, NDLR]. Au fil des ans, j’ai appris, évolué, grandi pour finalement parvenir à créer quelque chose qui me ressemble vraiment : une marque fédérée autour d’une communauté de femmes où il m’est possible de créer librement, sans contrainte. Un peu à l’image de la Diane enfant qui dessinait des BD avec son père. Je prenais un cahier A5 et je tentais coute que coute de faire entrer quatre images par page. Mon personnage principal était souvent une sirène, en quête d’aventure — la femme Monoki en quelque sorte. »
« Et puis pour parler de mon approche créative, il est évident de parler de l’invisible. Très jeune, j’ai été attirée par l’astrologie, les énergies, la quête d’identité, la transmission. C’est une manière d’être, une façon de vivre qui m’a toujours accompagnée. Monoki est née d’une rencontre avec un chaman qui bénissait avec intention chaque kimono conçu artisanalement à la main et brodé. Une manière de ressentir les choses, de contribuer à un bien-être, à une sensation de protection. Aujourd’hui, je crée également des bijoux. Des grigris à porter autour du cou pour infuser de la protection et une collection très aboutie baptisée “Heal” avec des plaques en or et des rubis. Cela fait deux ans que je la porte personnellement et elle m’a appris à guérir de nombreuses blessures. Aujourd’hui, cette collection est disponible au Bon Marché, ma deuxième maison comme j’aime l’appeler. »
si monoki était...
Une heure de la journée
Un coucher de soleil.
Une personnalité
Une femme insaisissable, charismatique, libre, indépendante et sensible.
Un signe du zodiaque
Le bélier en signe solaire, pour ouvrir la voie vers de nouveaux chemins ; un ascendant scorpion pour la transformation intérieure, la lune en poisson, pour la dimension spirituelle.
Un paysage
Une grande étendue sauvage semblable.