Caroline de Benoist et Jennifer Cuvillier nous racontent... La Maison Caroline
Publié le 23 avril 2026
Du rose, du jaune, du vert… Les couleurs riches en bonne humeur de Caroline de Benoist sont à l’honneur dans « La Maison Caroline », un espace éclatant qui prend d’assaut le 2ème étage du Bon Marché Rive Gauche du 25 avril au 18 août. Pour revenir sur la genèse de cette collaboration de haute volée, la créatrice a ouvert les portes de son appartement-maison à Jennifer Cuvillier, Directrice du Style au Bon Marché Rive Gauche.
Entrer chez Caroline de Benoist, c’est pousser la porte d’un monde enchanté. Oubliez les codes haussmanniens, le blanc, le beige et les nuances fumées. Pour contrer la grisaille de la capitale, la créatrice a fait de la couleur son fil rouge. Perchée dans une maison de ville sur quatre niveaux, elle nous accueille chez elle avec un grand sourire, cet accessoire qui semble ne jamais la quitter. Du sol au plafond, les tapis colorés se superposent, les textiles tissent les murs, les motifs ont la part belle. Il règne ici un ordre joyeux, libre et spontané — à l’image des collections de la créatrice, qui y vit depuis près de 15 ans avec son époux et leurs quatre enfants. Après une volée de marches, on retrouve au salon Jennifer Cuvillier. Les deux femmes se mettent alors à deviser.
Caroline, Jennifer, comment vous êtes-vous rencontrées ?
Jennifer : Nous nous sommes rencontrées il y a 5 ans, pendant la pandémie, à une époque où l’on ne pouvait plus se voir « en vrai ». Nous avons donc dû nous voir en visio, par écrans interposés. J’ai tout de suite été sensible aux intentions créatives de la marque Caroline de Benoist, que j’avais découverte sur Instagram. C’était un vrai coup de cœur.
Caroline : J’avais créé ma marque un an et demi auparavant. Je ne m’y attendais pas du tout, j’étais très impressionnée. Mais quelle source de stimulation formidable ! Malgré la COVID, malgré les restrictions, la création était plus forte que tout. J’ai tout de suite senti l’expérience de Jennifer, qui sait aussi bien s’adapter aux contraintes des grandes comme des petites Maisons. Rapidement, nous avons mis en place ma toute première exposition au Bon Marché, aux alentours de Noël.
Jennifer : Quand on pense « collaboration », on pense souvent « logistique ». Mais c’est aussi un vrai bouleversement émotionnel. Faire ses premiers pas dans un grand magasin, ce n’est pas rien. Nous travaillons avec beaucoup de créateurs, émergents ou établis. L’accompagnement que l’on propose est fondamental. C’est souvent le début de belles relations, qui durent dans le temps. Comme avec Caroline, en qui nous renouvelons notre confiance en lançant « La Maison Caroline », au 2ème étage.
Que va-t-on retrouver au sein de « La Maison Caroline » ?
Jennifer : De la couleur, de la joie, de la gaieté… Les pièces de Caroline sont comme des bonbons que l’on rêve de collectionner. L’univers que l’on a déployé ensemble est sans précédent. C’est un shot de bonne humeur, de soleil. Et le plus beau dans tout ça, c’est que, quelle que soit l’idée que l’on propose, Caroline est toujours partante. Elle est aussi positive que sa marque !
Caroline : Jennifer est l’une des rares personnes que je connaisse à avoir un sixième sens créatif. Elle sait d’emblée ce qui fonctionnera, avec quoi, comment. Et moi, je fonce avec elle ! Pour « La Maison Caroline », j’ai donc travaillé une collection très large de pièces estivales, du linge de table aux bijoux, du prêt-à-porter aux céramiques. Au sein de l’espace, on trouve un immense bar à bijoux pour essayer, toucher, s’amuser. Mais aussi une table à manger XXL. Je veux qu’on y ressente le pouvoir magique des couleurs, comme dans un festival. C’est toute une expérience.
Jennifer : Je ne me lasse pas de collaborer avec des designers qui ne se fixent aucune limite.
Cet espace s’appelle « Maison ». Caroline, est-ce un hommage à votre propre lieu de vie ?
Caroline : En effet, ma vie de famille est pour moi centrale. C’est ce qu’il y a de plus important, et ma maison est l’endroit où je me sens le mieux sur terre. J’ai toujours rêvé de retranscrire cet univers authentique à l’extérieur, pour que d’autres le ressentent. Ce bien-être du quotidien, ce bonheur de vivre ensemble, ce goût pour l’artisanat, ce plaisir de recevoir des amis… C’est tout cela que j’ai mis dans cette carte blanche.
Jennifer : On sentait que tu avais ce concept en tête depuis un moment, tu es allée très vite pour le concrétiser. Les pièces que tu as développées sont toutes quasi exclusives au Bon Marché, et la mise en scène, volontairement réaliste, permet au public de se projeter. C’est comme un boudoir, ou ta garde-robe. C’est à la fois personnel, et très universel. Il ne reste plus qu’à imaginer la suite chez soi.
Vous intégrez un lieu résolument parisien, mais vos pièces viennent du monde entier. Racontez-nous.
Caroline : Mon univers est une invitation au voyage. Les pays du monde sont ma source d’inspiration première. J’ai découvert des savoir-faire artisanaux absolument sublimes dans les différents lieux que j’ai visités — notamment en Inde, à Jaipur. C’est une ville dans laquelle je vais régulièrement. J’y travaille avec plusieurs ateliers, pour divers métiers. Je débute également une toute nouvelle collaboration au sein d’un atelier de verre soufflé, à Murano. Je suis fascinée par le travail de la main, le supplément d’âme que cela apporte à une pièce.
Jennifer : « La Maison Caroline » est 100 % Bon Marché, car elle se vit. Ce n’est pas qu’un espace de vente, c’est aussi une installation scénographique, un déclencheur d’émotions. D’ailleurs, Caroline est très présente sur place, au contact des gens. Parce que sa marque, c’est aussi un contact, un échange. Avec elle, la transmission est la clé.
Caroline : Merci beaucoup, Jennifer, ça me touche beaucoup. Je suis trop émotive ! Mais c’est assez vrai : j’ai besoin d’être en lien avec mes clientes, qui sont toujours très curieuses de connaître l’origine d’un produit ou la façon dont je l’ai pensé. Je suis convaincue du pouvoir des couleurs. Elles m’apportent de la joie, que j’ai vraiment envie de retransmettre sur cet espace-là. Rendez-vous dès le 25 avril !