Les 6 Confessions Créatives de Jasmin Larian Hekmat, fondatrice de Cult Gaia

Rencontre
Violette Serrat, fondatrice de Violette_FR
Rencontre

Publié le 11 mars 2026


En février 2026, Jasmin Larian Hekmat, fondatrice de Cult Gaia, présentait à New-York sa collection automne-hiver 2026-2027 à l’occasion de son tout premier défilé. Un événement marquant pour la créatrice, qui a saisi l’occasion pour donner à voir une interprétation intime et personnelle de l’univers californien. Nous avons rencontré celle qui se plaît à « créer des mondes à travers des objets » et qui nous a confié ses six confessions créatives. 

Une origine

« J'ai grandi au sein d’un environnement très créatif. Mon père est le fondateur de MGA Entertainment (grande entreprise américaine spécialisée dans le jouet). C’est à lui que l’on doit les célèbres Bratz ! Ma mère, quant à elle, est sculptrice et designer. Très jeune, j’ai côtoyé les mondes imaginaires, les formes, l’art et les histoires. Dans ma famille, la créativité a toujours été le catalyseur grâce auquel nous appréhendons le monde. Assez naturellement donc, j’ai eu envie de créer des pièces semblables à des objets d'art, expressives, sculpturales et durables. Cult Gaia en est l’interprétation. »

 

Une ville 

« J’ai grandi à Los Angeles avant d’étudier à New York, puis de revenir en Californie avec ma famille. Si j’aime voyager et découvrir l’ailleurs, Los Angeles reste mon point d’ancrage, mon inspiration quotidienne. La lumière, l’ouverture d’esprit et la sensualité californienne sont autant de qualificatifs que j’ai intégrés dans l’univers de Cult Gaia. Il y règne une liberté propice à l'expérimentation. Malgré cela, j’ai toujours considéré qu’il y avait un fragment parisien dans ma marque. C’est une ville que j’aime beaucoup. Être présente au Bon Marché, en plein cœur de la capitale française est un honneur. Je vois cette adresse comme un rendez-vous culturel, raffiné. Une galerie d’art au milieu des allées et des marques. »

« Dans ma famille, la créativité a toujours été le catalyseur grâce auquel nous appréhendons le monde. Assez naturellement donc, j’ai eu envie de créer des pièces semblables à des objets d'art, expressives, sculpturales et durables. »

– Jasmin Larian Hekmat, fondatrice de Cult Gaia 

Un favori

« Si je ne devais choisir qu’une seule de nos créations, ce serait probablement notre sac Ark. Il contient tellement d’émotions, tellement de souvenirs. Sorti en 2013, ce sac n’a pas, au tout début, trouvé son public. Et puis, sans crier gare, il s’est retrouvé aux bras de femmes du monde entier. Ce fut une expérience surréaliste qui nous a véritablement transformés, la marque et moi-même. Le fait que des femmes sur plusieurs continents aiment et portent le sac Arq m'a aussi donné le sentiment d’être validée, que mes créations avaient un public, qu’il ne me restait alors plus qu’à créer, encore. »


Un (bon) goût

« Je suis convaincue que certaines choses sont intrinsèquement belles de par leur proportion, leur équilibre, leur forme, leur matériau. Avec chaque pièce Cult Gaia, j’essaie de me rapprocher de cette harmonie universelle. D’imaginer des créations qui se suffisent à elles-mêmes, qui ont une présence propre, hors du corps et de la mode. J’aime à penser qu'un vêtement doit être aussi beau sur une silhouette que sur un cintre ou une étagère. »

« Si je ne devais choisir qu’une seule de nos créations, ce serait probablement notre sac Ark. »

– Jasmin Larian Hekmat, fondatrice de Cult Gaia 

Une sensation

« Lorsque j’imagine une collection, je pars d’une atmosphère émotionnelle et non d’un élément spécifique. Je crée un univers intérieur qui, une fois clair et abouti, peut laisser les silhouettes et les matières se déployer naturellement. Un peu comme une chorégraphie où les créations vont interagir ensemble. La collection devient une sorte de langage, où chaque pièce, chaque tenue devient un mot ou une phrase et ponctue un récit plus global. »


Un parti-pris 

« À contre-courant de ce que beaucoup peuvent penser, j'aime l'individualité, car cela permet de faire éclore des perspectives plus niches, aux partis-pris, aux pas de côté. Tout le monde peut alors prendre sa place. Par contre, la vitesse et l’immédiateté qui lui sont associées me déplaisent, car, bien souvent, l’intention se perd. Tout cela est d’ailleurs une belle introduction pour présenter notre nouvelle collection, qui explore structure et fluidité avec des drapés raffinés, des accessoires intégrés, des pièces métalliques associées au tissu. Une tension très représentative de Cult Gaia finalement. »