Depuis la création de sa marque Aaron Jah Stone, Cyril Bismuth s'est attaché à insuffler une note de spiritualité à ses créations conçues comme une invitation à l'ailleurs. Tel un voyage initiatique en terre asiatique, les créations d'Aaron Jah Stone évoquent la beauté des émotions pures et des rencontres marquantes. Recherchant sans cesse la meilleure synergie entre les différentes gemmes, Cyril veille à préserver et coordonner les vertus de chaque pierre qu'il travaille avec passion, saphir, rubis, émeraude, tourmaline, sugilite ou diamant noir. 1. Quelques mots sur votre parcours. Vous avez dans un premier temps étudié la gemmologie à l'Institut National de Gemmologie avant de créer votre marque, Aaron Jah Stone. A quel moment avez-vous décidé de créer votre marque ? En effet, il y a 10 ans j'ai étudié la gemmologie à L'ING de Paris, puis j'ai décidé de faire mes classes sur le terrain en voyageant à travers l'Asie où j'ai découvert l'artisanat antique qui m'a fasciné... Puis en rentrant en France, j'ai suivi les cours de joaillerie à l'Ecole du Louvre. Et en associant tout cela au fil du temps j'ai décidé de me lancer réellement il y a 3 ans.
2. Comment définissez-vous le style de vos bijoux et l'esprit de vos collections en quelques mots ? « Bohemian Jewelry » est ce qui décrit vraiment le style de mes bijoux. Des pierres précieuses qui s'adaptent à toutes les circonstances, que l'on porte aussi bien en jean/T.shirt qu'en tenue de soirée, voilà ma conception du luxe d'aujourd'hui. 3. Le nom de votre marque, Aaron Jah Stone, sonne comme une invitation au voyage... Comment l'avez-vous déterminé ? Aaron est mon deuxième prénom mais c'est avant tout le premier grand prêtre cité dans la Bible. Il avait un rapport direct aux gemmes et portait un pectoral, une sorte de plastron orné de 12 pierres précieuses, représentant les 12 Tribus. Le Jah est un petit clin d'oeil à la culture Rastafari et à sa musique, essentielle à ma création. Et Stone pour la base de mes créations. 4. L'Asie est pour vous une indéniable source d'inspiration. Pouvez-vous partager avec nous un souvenir de voyage qui s'est avéré déterminant pour Aaron Jah Stone ? Effectivement l'Asie m'a plus qu'inspiré ! Le voyage déterminant pour Aaron Jah Stone a été la découverte de la Birmanie. Ce fut pour moi un véritable choc culturel, tant sur le plan humain qu'artistique. J'ai eu la chance d'y rencontrer des artisans aux méthodes de travail ancestrales ou encore d'assister à la création d'un Mâlâ, un chapelet bouddhique composé en partie d'ossements humains. 5. De manière plus générale, où puisez-vous votre inspiration ? Comme beaucoup de créateurs je puise mon inspiration dans mon quotidien, un voyage, un vêtement, un tableau, la nature. 6. Comment vos collections voient-elles le jour ? Pensez-vous d'abord à un design ou plutôt aux matériaux que vous souhaitez utiliser ? L'achat des pierres est l'une des étapes que je préfère dans la création de mes collections. Je pars environ 4 fois par an en Asie pour me réapprovisionner en gemmes. Après chaque collection j'essaie de faire le vide, cela me permet de repartir avec un regard neuf car c'est au grès de mes trouvailles que s'étoffera la nouvelle collection. Je suis très attaché aux matériaux, ils sont décisifs au design. Par contre je dessine rarement mes modèles, les pierres s'associent naturellement lors de la composition. 7. Comment sélectionnez-vous les pierres que vous travaillez ? Je fonctionne uniquement au coup de coeur avec les pierres, étant donné que je ne crée que des pièces uniques, je visualise plus ou moins le collier en question, au moment des achats. 8. Pourriez-vous nous parler de votre mode de travail, de sa conception à commercialisation ? J'aime bien poser plusieurs pierres de couleurs et de styles différents sur mon établi. Cela me permet de visualiser ma future création. Je détermine ensuite l'esprit du bijou : si ce sera un collier fin et délicat, plus commercial, ou plutôt une pièce pointue, plus ethnique à laquelle j'ajoute des objets moins classiques tels que des griffes d'ours, une tranche de dent de mammouth fossilisée, ou une branche de corail... Et comme toute marque, une fois mes collections prêtes, je les présente aux acheteurs des boutiques et magasins avec lesquels Aaron Jah Stone travaille et nous constituons ensemble l'assortiment le mieux adapté à leur clientèle. Puis vient l'étape de commercialisation... flatteuse mais toujours avec un petit regret de me séparer de mes créations. 9. Le Bon Marché accueille vos créations. Pouvez-vous nous parler des pièces présentées ? Le Bon Marché est reconnu pour les sélections offertes à sa clientèle pointue. On y retrouve donc des sautoirs et des bracelets raffinés et colorés, sans oublier une « master piece » qui dominera la vitrine de l'espace qui m'est consacré... 10. Vos bijoux sont sophistiqués, colorés, surprenants et toujours le fruit d'un grand savoir-faire... Quels sont vos projets à court et long terme et que pouvons-nous vous souhaiter ? Tout d'abord, merci pour ces jolis compliments. A court terme, je souhaite continuer sur cette lancée, faire d'Aaron Jah Stone une marque de haute joaillerie tout en gardant mon style ethnique ainsi que l'excellent contact avec la presse qui me suit depuis le début. Et sur le long terme, j'espère pouvoir créer des "master pieces" encore plus fortes qui pourraient être exposées dans des galeries d'art... Retrouvez les créations Aaron Jah Stone à l'Espace Joaillerie, rez-de-chaussée du Bon Marché Rive Gauche et sur la boutique en ligne.