Sanja Spahr, le luxe artisanal « made in France* »

Sanja Spahr, le luxe artisanal                     « made in France* »

Depuis dix ans, Sanja Spahr défend avec passion le luxe artisanal français.

Sa joaillerie en est le reflet étincelant avec des pièces uniques façonnées à la main par des artisans qui perpétuent, dans les meilleurs ateliers parisiens, un savoir-faire d'exception.

Grandes croix byzantines, manchettes imposantes ou bagues cocktail éclatantes de couleurs, ses bijoux rendent superflu tout autre accessoire...

Le temps d'un entretien, Sanja Spahr nous fait part de son goût affirmé pour des pièces de caractère faisant la part belle aux volumes et aux couleurs flamboyantes.


1. Vous avez abandonné une brillante carrière d'avocate pour étudier la joaillerie au prestigieux Central Saint Martins College.  Avez-vous toujours été passionnée par les bijoux ? 

Plus que les bijoux, ma passion première, remontant à mon enfance, sont les pierres. Enfant, mes tantes, l'une d'elles étant conservatrice au musée de Sarajevo, me rapportaient des petites pierres de leurs séjours en Asie ou collectionnaient les bijoux en cristal de Bohême aux teintes somptueuses. L'amour des pierres de couleur est ce qui m'a amené à passer mon diplôme de gemmologue avant de lancer ma marque de joaillerie.


2. Pourquoi avoir décidé de monter votre société ?

C'est avant tout la liberté de création qui m'a séduite et m'a offert la possibilité de faire passer la passion avant la raison... Ainsi, je peux choisir de faire appel aux meilleurs artisans et de fabriquer des pièces uniques, malgré les coûts que cela entraîne.


3. Où puisez-vous votre inspiration pour créer vos pièces ?

Les voyages, vécus ou rêvés, sont une grande source d'inspiration.


4. Quelles sont vos pierres favorites ? Comment les sélectionnez-vous ?

Je choisis celles dont les couleurs vibrent, que ce soit une pierre recherchée ou inconnue, onéreuse ou abordable... Et les couleurs doivent être naturelles. J'aime la tanzanite dont le bleu se teinte de violet, la palette riche des tourmalines et notamment le bleu incroyable de la tourmaline Paraïba, la turquoise et le corail, l'opale de feu et les diamants chocolat.


5. Pouvez-vous partager avec nous votre processus de création ? Comment vos bijoux voient-ils le jour ?

Deux éléments sont fondamentaux pour moi, la couleur et le volume. Mes bijoux sont imposants, j'aime l'idée qu'il n'y a pas besoin d'autre accessoire et mélanger des couleurs fortes. Il y a d'abord l'esquisse, souvent autour d'une pierre choisie pour sa couleur puis la maquette en cire faite à la main. Tous mes bijoux étant des pièces uniques, la main de l'artisan est nécessaire à la naissance de chaque pièce.


6. Comment choisissez-vous les artisans avec lesquels vous travaillez ?

Passionnés, exigeants, ils sont porteurs d'un savoir-faire qu'il faut à tout prix préserver. La Croix Classique exposée au Bon Marché a en son centre une chaîne faite main par un des derniers chaînistes français qui vient de prendre sa retraite. Aujourd'hui, presque toutes les chaînes, y compris celles en or massif, sont fabriquées par des machines et vendues au mètre. 


7. Vous proposez également des créations pour hommes. Quelles différences rencontrez-vous dans la création de vos lignes femmes et hommes ?

J'ajoute souvent, lorsque je crée pour les hommes, une touche d'humour. Pour le reste, j'ai toujours dit que la qualité en matière de bijoux ne devait pas être une question de sexe et ai proposé pour les hommes une véritable joaillerie sortant des babioles en argent auxquelles ils ont longtemps été cantonnés.


8. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l'esprit des pièces de votre collection disponible au Bon Marché ?

Éclectique. Le Bon Marché est très sensible à l'idée du luxe artisanal que je véhicule et m'a laissé carte blanche pour des pièces uniques dont le point commun est le savoir-faire artisanal français.


9. Quelle en est LA pièce phare ?

En ce moment j'expose un bracelet manchette qui a été entièrement façonné à la main, ce qui ne se fait pratiquement plus aujourd'hui puisque les bracelets manchette sont usuellement découpés dans des feuilles de métal et pliés à la machine. Je le voulais lourd et sensuel, un mélange de raffinement et de force pour une amazone des temps modernes.


10. Quels sont vos projets ? Que peut-on vous souhaiter pour le futur de votre marque ?

Je souhaite continuer à promouvoir, et pourquoi pas un jour "labelliser", le luxe artisanal français. Pour paraphraser une pub célèbre, il le vaut bien...


Sanja Spahr, espace Joaillerie, rez-de-chaussée du Bon Marché Rive Gauche et sur la boutique en ligne.


* fabriqué en France

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